Dossier – Et si google s’arrêtait ?

Culture - Et si Google s arretait
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading...

Google… Qui n’en a pas entendu parler ?

Derrière ce titre tapageur, se cache en fait un dossier « culture web » sur le moteur de recherche le plus utilisé autour du monde ! Mais savez vous vraiment tout ce qui se cache derrière !

Et si google tombe, quelles pourraient être les impactes ? Cette question, ce n’est pas la première que je me la pose… La dernière fois, c’était au mariage de mon cousin et la discussion que j’ai eu avec quelqu’un dont j’ai oublié le prénom (malheureusement) fut forte instructive, car elle m’éclaira sur de nombreux points de détails que j’avais jusque là passé à la trappe.

Je m’étais dit que je ferai un dossier plus tard, quand je serai rôdé avec cet exercice,  mais c’est en lisant un article sur les fonctionnalités méconnues de Google que je me suis dit : « Allez ! Go go go [1] ! On y va… ».

1 ) Pour la petite histoire

Un des grands problèmes du web est (et ça le restera pour longtemps) « la recherche » ! Créer un site c’est bien mais rester invisible aux souris (je parle du périphérique hein !) du monde, c’est pas top.

Alors bien, les moteurs de recherche existaient comme AltaVista, Yahoo, … Mais les algorithmes de recherche n’étaient pas très performants. D’ailleurs, pour Yahoo, il faut savoir qu’à une certaine époque, les URLs vers les sites étaient saisis ‘manuellement’ ! oO’ Et oui.. Il y avait des gens qui étaient payés pour ça…

Bon, on peut relativiser en disant que les créations de sites n’étaient pas aussi nombreuses que ça ne l’est aujourd’hui. Mais quand même…

2 ) L’âge des metamoteurs

Le soucis, c’était que les résultats retournés par ces moteurs de recherche n’étaient pas très probants. Des fois même, on se retrouvait avec des liens vers des sites qui n’avait rien à voir avec ce que l’on demandait ! C’est alors que sont apparus les « méta-moteurs de recherche » (dont vous trouverez ici même une liste assez exhaustive).

Note : Les « méta-moteurs » fonctionnent sur un principe simple qui est d’analyser les résultats donnés par plusieurs moteurs de recherche différents et, via des analyses de comparaisons, retrouver les résultats qui ont la fréquence la plus élevée.

Un des plus connus à l’époque était un certain « Copernic », il était très efficace mais, comme tous les méta-moteurs, il présentait un inconvénient majeur : le temps d’attente. En effet, ces moteurs n’étaient pas des outils que l’on utilisait ‘directement’ en ligne. Il fallait installer le programme, lancer sa recherche, attendre qu’il envoie la requête aux moteurs de recherche, qu’il récupère les résultats, qu’il les analyse et enfin, qu’il les trie.

Autant vous dire que des fois, on attendait des plombes pour se retrouver avec une liste d’URLS qui n’avaient rien à voir avec ce que l’on voulait. Surtout, qu’il ne faut pas oublier qu’à cette époque l’ADSL n’était pas encore arrivée et on utilisait encore nos bons vieux modems 56k. Autant vous dire, que c’était bien la galère.

3 ) L’arrivée fracassante de Google

Si Google fête ses 13 ans aujourd’hui, il faut bien se dire que c’est réellement à partir de 2002 que le moteur de recherche a fait parler de lui. Et pour cause, il gommait les deux critiques majeures que les utilisateurs faisaient à tous les moteurs et méta-moteurs à savoir :

  1. le temps d’attente
  2. la pertinence des résultats

En un mot, on appelle ça : « l’efficience ».  Et les notions « nombre de résultats » et « temps pris pour exécuter la requête » ont plus que marqués les esprits ! Ce n’était plus la peine d’attendre 15 secondes avant de voir apparaître les premiers résultats, les liens donnés correspondaient à ce que l’on attendait. Et le mieux, c’est qu’au fil du temps, l’algorithme s’enrichissait et les résultats devenaient de plus en plus pertinents.

L’utilisateur était content.

Il était tellement content qu’il en a fait des jeux :

  1. le premier consistait à trouver « la requête à 0 résultat ». Pour cela, il fallait mettre le minimum de mots clefs et après avoir cliqué sur « recherche », n’avoir aucun résultats.
  2. le second jeu le plus connu (et qui est toujours d’actualité) c’est le « match google ». Vous prenez deux trucs (personnes, choses, …) mais qui ont plus ou moins, un point commun  et vous comparez les résultats que donnent google. Celui qui en a le plus a gagné.

Et encore, je passe sur les parodies plus ou moins graveleuses…

4 ) Ce n’était que le début

Mais voilà… Les créateurs de Google ne s’est pas arrêté à leur moteur de recherche. Ils ont continué et ils ont développé un nombre d’applications et d’outils incroyables ! Pour s’en rendre compte il suffit d’aller sur la page d’options pour voir tout ce qu’ils ont créé et qui, pour certains, sont devenus des incontournables :

  1. Picasa
  2. GoogleEarth
  3. GoogleMaps
  4. GoogleDocs
  5. GoogleTalk
  6. GoogleTranslate
  7. GoogleAnalytics
  8. Gmail
  9. Chrome

5 ) On prend tout !

L’émergence de Google a permis l’émergence de nombreuses Startups au début du 3ème millénaire. Et certaines ont basé leurs infrastructures sur tous ces services. Ainsi aujourd’hui on tombe sur des statistiques hallucinantes :

6 ) Et on oublie pas le moteur de recherche

Une étude très intéressante rappelle que 70% des utilisateurs ne dépassent pas la deuxième page de résultat après avoir lancé une requête. Résultat pour apparaître en première page des résultats, les société achètent des encarts et des mots clefs !

C’est ce qu’on appelle le référencement. Et pour cela de nombreuses sociétés spécialisées là dedans se sont créées. Il faut dire qu’il y a désormais de nombreuses études et statistiques qui expliquent comment être ‘visibles’ sur la toile (on en revient toujours au même problème).

7 ) Et si Google tombe ?

Bon évidemment, je sais que cette question peut paraître saugrenue. Mais bon, on voit bien que chez nos voisins outre atlantique, les gros comme les petits peuvent tomber. Et donc ! Si Google tombe, quelle réaction en chaîne pourrait avoir lieu ?

Les impactes sont à la fois directes et indirectes et bien multiples !

  • DIRECTES  : Les particuliers qui ont l’habitude (par fainéantise) d’utiliser le moteur de recherche comme accélérateur. Il faut dire que c’est tellement plus simple de taper ‘yahoo’ dans la barre de recherche puis de cliquer  sur le premier résultat, que de taper directement ‘yahoo.fr’ dans la barre de navigation. Bref, ces particuliers  vont souffrir en premier quant à leur utilisation exagérée de la barre de recherche.  Et quand on sait qu’une recherche Google a un coût énergétique équivalent à 7 grammes d’émission carbone oO. Bref, passons.
  • DIRECTES : Les particuliers (encore eux) qui se retrouveront complètement perdus face à l’océan du Web. Un peu comme si vous naviguiez par gros vent et de nuit sans étoiles ! #BonneChance
  • DIRECTES : Les entreprises et les particuliers qui utilisent tous les services de Google. Imaginez-vous que du jour au lendemain votre agenda soit inaccessible ? Impossible de contacter  vos correspondants car votre système de Chat est tombé à l’eau, vous n’avez plus accès à votre messagerie. Bref, vous êtes foutus.
  • INDIRECTES : Les entreprises qui ont fait des services de Google leur fond de commerce. Fini les sociétés spécialisées dans le référencement (quoique.. il existe d’autres moteurs de recherche) ! Fini les services de statistiques fournis par Google Analytics entre autre etc et etc.
  • ETC : Vous aussi, imaginez un peu en fonction de l’utilisation des logiciels et outils fournis par Google ce que vous perdriez ? Pensez à Picasa, Chrome, …

8 ) Fiction ou réalité ?

Dis comme ça, cela ressemble plus à de la science fiction qu’à une possible réalité ! Il semble difficile aujourd’hui de voir Google s’effondrer dans les prochaines années. En effet, avec tous leurs outils et applications, on voit mal comment une telle catastrophe pourrait se produire.

Mais bon, il faut relativiser. L’informatique-Internet existe depuis peu et on n’est toujours pas à l’abri d’un scénario catastrophe. Pour l’instant tout va bien, mais qui sait, un mauvais concours de circonstance pourrait entraîner une réaction en chaîne qui ne pénaliserait pas que « l’utilisateur feignant« .

———————————————————————————————————————————————————-

[1] que ceux qui n’ont pas vu la référence à Counter Strike sortent —-> []

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *